Le devenir-jihadiste des jeunes Canadiens, Français et Belges

Cette recherche s’inscrit dans le cadre d’une thèse doctorale menée à l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa.

Elle cherche à comprendre le devenir-jihadiste des jeunes occidentaux ; à saisir ces agencements de la vie qui peuvent mener à des devenirs, dont celui du jihad. Plusieurs questions se posent : Comment un jeune occidental en arrive à envisager le jihad comme un possible devenir ? Qu’est-ce qui l’attire ou le pousse vers ce devenir ? Qu’est-ce qui l’affecte ? Qu’est-ce qui le fait agir ? Qu’est-ce qui fait germer, chez lui, ce désir du devenir – jihadiste ? Comment donne-t-il sens à tout cela ?

Il s’agira donc de voir en quoi une approche rhizomique peut offrir une nouvelle lumière sur le phénomène, voire répondre à nos questions sous cet angle. Cela implique de penser l’humain non pas comme « être » mais comme « devenir » (Deleuze et Guattari, 1980 ; Ingold, 2013) et de comprendre le social non pas comme explicatif mais comme quelque chose en train de se faire (Latour, 2006). Similairement, Deleuze et Guattari (1980) amènent une manière de penser le monde social non pas comme existant comme ontologie fixe et stable mais bien comme émergeant continuellement. Ainsi, bien que leur travail est rarement explicitement sociologique, leurs concepts portent des implications profondes pour la pratique et la théorie sociale. La place de leur approche est indéniable en sociologie et il s’agit ici d’en offrir une nouvelle application sur le thème du devenir-jihadiste.

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